Le terme mini-maison se veut inclusif et fédérateur. Le MQMM considère que ce n’est pas seulement un bâtiment, mais aussi une manière de vivre. Dans la plupart des cas, la mini-maison s’inscrit dans un projet minimaliste ou de simplicité volontaire souvent en lien avec les valeurs environnementales des occupant(e)s. Les projets individuels peuvent cependant grandement différer. Le choix de la mini-maison peut s’ancrer dans un projet d’autonomie « off-the-grid » qui comprend l’utilisation de panneaux solaires, un système de toilette compostable de même qu’un système de filtration d’eau. Elle peut aussi être installée en fond de cour, dans un quartier de banlieue et ainsi être le pilier d’un projet de cohabitation intergénérationnel.
Si la mini-maison s’accommode à plusieurs types de projets, un certain consensus existe cependant sur l’emprise au sol maximal que devrait avoir une habitation pour être qualifiée de mini-maison.

Micro-maison

Micro-maison sur roue | Photo – Lumbec

Environ 300 pieds carrés (pc). Souvent, il s’agit d’une maison sur roues (sur une remorque). Elle vise l’empreinte environnementale minimale, favorise la mobilité, l’autonomie et la diminution de la consommation d’énergie et de biens matériels. Elle peut être un choix fait par désir de simplicité volontaire, une résidence secondaire de villégiature, une unité d’habitation accessoire aménagée pour les retraités en fond de cour sur un terrain déjà occupé par une résidence principale ou encore une alternative aux roulottes pour des travailleurs saisonniers et contractuels ayant le besoin ou l’envie de vivre dans une habitation confortable tout en pouvant se « déplacer » sans avoir à « déménager ». Cela dit, que le ménage y loge de façon temporaire ou permanente, tous s’entendent sur le fait que l’habitation doit être en mesure d’assurer une qualité de vie décente aux occupant(e)s.

Mini-maison

Une minimaison à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson | Photo – Guy Hamelin

Entre 300 et 600 pc. En raison de sa taille, cette habitation est généralement sur fondation, sur pilotis, sur blocs ou sur pieux. Comme la micro-maison, la mini-maison vise à offrir une alternative plus écologique. Toutefois, elle se distancie quelque peu du courant de la simplicité volontaire et est mieux caractérisée par un désir de concevoir des espaces habités qui répondent aux besoins, aux aspirations et aux moyens des ménages d’aujourd’hui. Elle contribue par ailleurs à diversifier l’offre en habitation et constitue une option plus abordable. Elle pourrait également contribuer à absorber la croissance urbaine et répondre aux enjeux environnementaux propres aux territoires suburbains si elle est construite en fond de cour sur un lot déjà occupé par une habitation principale. On parlera alors d’unité d’habitation accessoire (UHA) ou de deuxième maison.

Petite maison

Maison de vétéran | Photo – Alain Roberge, La Presse

Entre 600 et 1000 pc. En termes de superficie, la petite maison se rapproche des dimensions des maisons de vétérans et de plusieurs maisons québécoises patrimoniales. Bien qu’on la retrouve un peu partout sur le territoire, elle se fait de plus en plus rare. En effet, peu de nouvelles maisons sont construites sur ce petit gabarit.

(Ces descriptions sont tirées du rapport de recherche de l’Arpent sur le mouvement des mini-maisons et n’ont été que légèrement adaptées).